Libournais : une floraison de nouveaux noms sur les vieilles terres
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Château Le Geai (Bourg-sur-Gironde, mais en appellation Bordeaux Supérieur, voisin du Libournais)
- En conversion biologique depuis 2012, pionnier de la vinification sans soufre à Bordeaux, Le Geai (sur des terres argilo-calcaires) élève des rouges au fruit éclatant, jamais déviants. Jean-Baptiste Duquesne, son créateur, prône une lecture sensible du millésime. Il vendange à maturité optimale, vinifie en amphores et cuves béton, et embouteille ses cuvées principales (La Fleur, Les Vendanges, Amphora…) avec moins de 20mg/L de SO2 — quand la norme conventionnelle grimpe à 150 mg/L. Source : site domaine
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Domaine Grand Art (Lussac)
- Tristan et Anne Darras sculptent à Lussac des cuvées d’une précision inédite pour la région, sur deux hectares convertis bio puis travaillés sans aucun intrant œnologique depuis 2017. Les rendements sont volontairement faibles (28hl/ha en 2022, contre 42hl/ha en moyenne pour la zone), les élevages se font en demi-muids et jarres en grès. “Rien ne doit masquer le toucher du sol”, dit Tristan, qui expérimente même des assemblages de cépages oubliés (castets, petit verdot, malbec).
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Château Barrail Chevrol (Néac, Lalande-de-Pomerol)
- Ce domaine familial de 8 hectares (en bio depuis 2010, certification Ecocert) s’affirme comme l’un des plus réguliers dans l’expression d’un fruité pur et charnu, avec des vinifications à 100% en levures indigènes et des extractions très douces. Les cuvées “Les Ormeaux” ou “Barrail Chevrol” (certifiées Vegan) révèlent une grande buvabilité, sans aucun collage ou filtration. Source : site domaine
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Château La Grolet et Château Peybonhomme-les-Tours
- La famille Hubert, figure de proue du bio sur la rive droite, se distingue par la cohérence de sa démarche depuis plus de vingt ans : travail en biodynamie sur près de 60 hectares, pratiques agroforestières pionnières et vinifications avec un minimum d’intrants. Leur cuvée “Le Blanc Bonhomme”, issue de sémillon et de sauvignon, côtoie des rouges juteux et expressifs sur la gamme “La Grolet” et “Les Tours”. Récompensée à Vinexpo 2019 parmi les 10 domaines bordelais les plus “green” (La Revue du Vin de France).
Fronsac et Canon-Fronsac : nature et identité d’un terroir singulier
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Château La Grâce Fonrazade (Saint-Michel-de-Fronsac)
- 8 hectares enfin passés au bio en 2020, un projet mené d’une main de sculpteur par Philippe Bardet, qui privilégie la présence humaine à la technique : vendanges 100% manuelles, vinifications en amphores et barriques de chêne français, pressurages doux. Ici, le cabernet franc prend toute sa place — la cuvée “Le Chevalier” explose de framboise croquante et d’épices douces, avec moins de 15mg/L de soufre.
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Domaine de Saleh (Fronsac)
- Un micro-domaine de 2,5 hectares mené par Matthieu Cosse, référence du Cahors qui s’est implanté en bord de Dordogne pour “sentir le vin à nu”. Polyculture, sols couverts une grande partie de l’année, et des merlots vinifiés sans intrant ni filtration. Les cuvées “Saleh” et “Les Rocs” trouvent leur public dans les caves indépendantes, loin du marketing. Vendu directement à la propriété ou sur de rares salons nature.
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Château Moulin Caresse (Francs-Côtes-de-Bordeaux)
- À cheval entre Fronsac et la zone satellite des Francs, ce domaine illustre la relève féminine bordelaise : Marine Causse y insuffle de la fraîcheur, avec des élevages très peu interventionnistes et une attention rare au détail (parcellaire, usage de jarres, réintroduction des haies, etc.).